Bien que les nouveaux chercheurs citent les blogues et les « groupes de discussion » comme des outils indispensables du réseautage, ils souhaitent davantage d’occasions de se rencontrer en personne.
Rose Geransar, nouvelle chercheure GE3LS qui effectue actuellement des études doctorales à l’Université de Calgary, a conçu le questionnaire en ligne de Génome Canada.
Elle a conçu le sondage pour que les nouveaux chercheurs GE3LS puissent suggérer des idées susceptibles d’améliorer le réseautage et la communication. Dans le cadre du sondage, les nouveaux chercheurs désignent « les chercheurs qui comptent de un à cinq ans d’expérience en recherche universitaire, qui étudient le lien entre la génomique et la société dans un large éventail de disciplines dont les sciences sociales, le droit, la philosophie, la bioéthique, l’anthropologie, l’éthique commerciale, le commerce, l’économie, les sciences environnementales, les études en journalisme, les sciences politiques, la politique publique et autres ».
Mme Geransar a commencé l’an dernier à songer à de nouveaux moyens de favoriser davantage le réseautage entre ses collègues.
« Je me suis mise à réfléchir de plus en plus aux moyens d’offrir davantage de possibilités de réseautage aux nouveaux membres de la communauté GE3LS. Comment les faire participer et les intéresser? », a-t-elle dit.
Elle a communiqué avec Génome Canada pour faire part de ses idées et l’on s’est dit que Rose était elle-même la mieux placée pour entreprendre une démarche systématique pour répondre à cette question.
Le sondage en ligne a été diffusé partout au Canada, avec la collaboration des six centres régionaux. Soixante-sept (67) nouveaux chercheurs GE3LS ont répondu au sondage (62 en anglais et 5 en français), nombre qui se trouvait dans les limites de l’éventail souhaité de 50 à 100 personnes. Le groupe a été réparti presque également entre des étudiants de premier cycle et des étudiants de deuxième et de troisième cycle. La plupart étaient affiliés à un ou à plusieurs centres de génomique régionaux, mais environ le tiers n’était affilié à aucun d’eux, et ont ainsi fourni des commentaires qui provenaient de l’extérieur de la communauté des chercheurs GE3LS de Génome Canada.
Mme Geransar, qui a fait des études en biochimie, en santé publique et en bioéthique, a trouvé encourageant de constater que nombreux répondants ont indiqué une formation dans plus d’une discipline, soit en sciences sociales, en sciences humaines, en droit, en sciences naturelles et en sciences de la santé.
Au cours de la dernière année, Génome Canada a déjà pris plusieurs mesures pour faciliter le réseautage individuel pour la nouvelle génération de chercheurs GE3LS, notamment des parrainages de Génome Canada réservés à ces jeunes chercheurs pour qu’ils participent à la 5e Conférence internationale sur l’échantillonnage d’ADN qui a eu lieu à Banff (Alberta) en septembre 2009, et le Symposium international ELSI de HUGO qui a eu lieu à Genève (Suisse) en novembre 2009.
« Même si je suis une chercheuse GE3LS avec une formation scientifique, je ne m’attendais pas à un nombre aussi élevé. Les résultats montrent que ce domaine de recherche offre un terreau fertile pour des travaux interdisciplinaires », a commenté Mme Geransar.
Les répondants ont très fortement reconnu la nécessité du réseautage dans la communauté GE3LS. Plus de la moitié d’entre eux croyait que le réseautage était « très nécessaire » à la qualité, à l’influence et à l’avenir de leurs travaux, à l’échelle régionale (61 % ), nationale (61 %) et internationale (55 %). De même, un grand nombre croyait que le réseautage avec la communauté scientifique était « très nécessaire » à l’échelle régionale (42 % ), nationale (43 %) et internationale (48 %). Toutefois, malgré ces observations, moins d’un cinquième des répondants estimait avoir un « très bon réseau » à l’un ou l’autre de ces trois niveaux, avec la communauté des chercheurs GE3LS ou celle des chercheurs scientifiques.
« Le fait que la grande majorité [des répondants] estimait que le réseautage avec la communauté scientifique est nécessaire à la poursuite de leurs travaux de recherche montre entre autres que les répondants reconnaissent l’importance de bien connaître les sciences, dit Mme Geransar. Les gens veulent que le débat GE3LS soit éclairé par la recherche scientifique – pas dirigé par les sciences, mais éclairé par ces dernières, pour que les échanges demeurent pertinents. »
« Peut-être qu’au fil du temps ce groupe de nouveaux chercheurs se sentira davantage en réseau avec la communauté scientifique. Cette constatation souligne la nécessité d’avoir davantage de niveaux de participation, dans lesquels les chercheurs en sciences et les chercheurs GE3LS se réuniront et échangeront sur leurs travaux respectifs. Il faut également faire plus pour promouvoir le réseautage des nouveaux chercheurs GE3LS dans la communauté GE3LS, en particulier à l’échelle nationale et internationale. »
« Au bout du compte, nous cherchons des solutions à long terme durables pour le réseautage et ce sondage est une première étape. »
Un rapport complet des résultats du sondage sera publié dans le site Web GE3LS de Génome Canada. Pour en savoir plus, communiquer avec Sheila Chapman, schapman@genomecanada.ca.
Au sujet de Rose Geransar
Lorsqu’elle était encore étudiante de premier cycle à l’Université de Calgary, Rose Geransar est devenue adjointe de recherche d’Edna Einsiedel, professeure aux études en communication à l’université et chercheuse GE3LS depuis longtemps à Génome Canada. Depuis 2003, Mme Geransar a mis à contribution ses connaissances en sciences dans divers projets GE3LS financés par Génome Canada, depuis l’élaboration de la politique de recherche sur les cellules souches et l’opinion publique aux controverses sur les aliments génétiquement modifiés, en passant par la publicité directe aux consommateurs sur les tests génétiques.
En plus de l’analyse des politiques d’autres pays qui ont adopté des programmes nationaux sur le sang du cordon ombilical, Mme Geransar élabore des mécanismes de gouvernance davantage axés sur les donneurs afin de proposer des processus de consentement qui répondent aux besoins des parents des donneurs.
Pour en savoir plus : lire le reportage connexe dans le premier numéro d’Impact.