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Génome Canada appuie le Réseau national des projets de recherche GE3LS intégrés Le Réseau reliera tous les projets GE3LS intégrés financés dans le cadre du programme de « projets de recherche en génomique appliquée aux bioproduits ou aux cultures » (ABC)

David CastleUn groupe d'universitaires canadiens en sciences sociales et humaines a obtenu un financement de Génome Canada pour créer un réseau national de recherche qui reliera 11 projets GE3LS intégrés et financés par Génome Canada dans le cadre du programme de projets de recherche en génomique appliquée aux bioproduits ou aux cultures (ABC).

« Nous voulons porter l'intégration GE3LS à un niveau supérieur, dit M. David Castle qui sera codirecteur du Réseau en collaboration avec M. Peter Phillips, dans le cadre d'un projet GE3LS autonome financé par Génome Canada et intitulé Ajout de valeur à la génomique et à GE3LS (VALGEN).

M. Castle est titulaire de la chaire de recherche du Canada en sciences et société à l'Université d'Ottawa. M. Phillips est économiste au Département des études politiques de l'Université de la Saskatchewan.

Peter Phillips « Nous avons pensé créer un "port d'attache" où les 11 projets intégrés peuvent interagir, explique M. Castle. De nombreux chercheurs travailleront à des problèmes analogues ou connexes. Nous voulons pouvoir faire le pont entre ces projets intégrés, améliorer l'efficacité des uns et des autres, et résoudre les problèmes actuels de capacité et de réseautage en recherche GE3LS. Le but ultime est de créer une présence GE3LS en agriculture et dans les bioproduits, à l'échelle nationale et internationale.

VALGEN offrira en outre divers avantages aux chercheurs qui font de la recherche GE3LS intégrée dans divers projets ABC, dont le réseautage et des partenariats, un nouveau programme de recherche, un programme de mobilité pour les chercheurs (financement spécifique qui permettra aux chercheurs de voyager dans divers lieux de recherche), et des « stratégies de mobilisation du savoir » adaptées aux auditoires canadiens et étrangers." « Tous ces éléments sont des volets importants de l'architecture du réseau VALGEN », explique M. Castle.

VALGEN vise aussi à « valoriser » les projets du programme scientifique ABC. Le propre programme de recherche GE3LS de l'équipe portera sur trois grands domaines : l'engagement démocratique, la réglementation et la gouvernance, ainsi que la gestion de la propriété intellectuelle, Deux types de recherche seront menées dans chacun de ces grands domaines : la recherche dite « normale » - cerner les problèmes et les enjeux à l'aide des méthodologies habituelles - et « l'analyse prévisionnelle », davantage prospective, par exemple l'élaboration de scénarios et la schématisation conceptuelle.

« L'analyse prévisionnelle a donné de bons résultats en affaires, mais ces méthodes stratégiques qui, à mon avis, peuvent être très utiles, n'existent pas actuellement en recherche en sciences sociales, explique M. Phillips. Si l'on utilisait ce type d'analyse en biotechnologie agricole au Canada, par exemple, nous commencerions par nous poser les questions suivantes : "Où voulons-nous être en 2025? Quelles mesures devons-nous prendre maintenant pour y arriver?" »

« Cette approche à long terme peut être véritablement utile à la gouvernance de la génomique, ajoute M. Phillips. Nous nous efforçons de trouver les goulots d'étranglement dans les systèmes d'innovation qui nuisent aux grandes innovations et de déterminer rapidement les premiers pas qui mènent les innovateurs vers des culs-de-sac. »."

Des chercheurs clés en GE3LS s'associeront à MM. Castle et Phillips dans le projet VALGEN au cours des quatre années que durera le projet : Keith Culver (UNB), Edna Einsiedel (Calgary), Richard Gold (McGill), Jeremy Rayner (Regina), Stuart Smyth (USask) et James Tansey (UBC).

Selon M. Castle, « VALGEN sera un gros réseau affairé et productif. Quel que soit le moment, quelque 50 chercheurs actifs ou plus collaboreront au projet ».


Pour lire l'annonce de Génome Canada sur son programme de projets de recherche en génomique appliquée aux bioproduits ou aux cultures, consultez http://www.genomecanada.ca/fr/about/news.aspx?i=330

Triple force : Trois sites Web sur la génomique en santé publique reliés par un moteur « de métarecherche » Le nouveau bioportail permettra aux utilisateurs de chercher simultanément dans trois sites Web de génomique en santé publique : HUMGEN International du Canada, PHG Foundation du Royaume-Uni et Human Genome Epidemiology Network de CDC à Atlanta.

BioportalL'application efficace des connaissances commence par un accès tout aussi efficace au savoir. Dans le monde planétaire de la génomique et des domaines liés à GE3LS, se tenir tout simplement au courant de la pléthore de découvertes scientifiques, de progrès technologiques, de nouvelles lois et politiques - sans parler de trouver facilement, d'un simple clic, des renseignements pertinents et de les comprendre - peut s'avérer une tâche fort difficile.

Pour faciliter l'accès des décideurs, des chercheurs et des professionnels de la santé publique à la foule de renseignements sur la génomique et la santé publique, l'équipe de recherche HumGen International de l'Université de Montréal dirige la création d'un moteur « de métarecherche » qui reliera son site Web HUMGEN à deux autres sites Web de génomique en santé publique : le PHG Foundation du Royaume-Uni et le Centre of Disease Control du Human Genome Epidemiology Network, HuGENetTM.

« La valeur ajoutée du bioportail est qu'il permet aux utilisateurs de lancer une recherche dans »trois directions" par des mots clés spécifiques, explique Lucie Maria Bucci, adjointe de recherche au Centre de recherche en droit public de l'Université de Montréal. Les utilisateurs peuvent également trouver la littérature, les bulletins, les énoncés de politique et d'autres documents qui ne sont habituellement pas disponibles dans Internet. Une recherche de ces trois sites Web s'effectue simultanément et offre des résultats extrêmement vite. Ce service optimisé n'est actuellement pas offert par d'autres moteurs de recherche. »

Les équipes qui ont monté chacun de ces sites Web ont passé des années à rassembler des bases exceptionnelles mais complémentaires de connaissances. HUMGEN offre une base de données complète sur les lois et les politiques qui traitent de génétique humaine, de même que de l'information sur les enjeux éthiques, légaux et sociaux (ELSI). La PHG Foundation donne un point de vue européen et une couverture étendue de la technologie en santé, du courtage du savoir et de la recherche translationnelle. Un effort mondial coordonné de diffusion des données démographiques, le Human Genome Epidemiology Network de CDC ou HuGENet, a été conçu « pour connaître l'actualité sur le projet du génome humain et les découvertes connexes de gènes ».

Financé par Génome Québec et Génome Canada par l'entremise du projet GE3LS intitulé « Génomique et santé publique : la création de biens publics? »(2005-2008), « le bioportail renforce le point de vue selon lequel ces bases de données sont des « biens » publics, dit la professeure Bartha Maria Knoppers, chercheuse principale du projet et chercheuse principale à l'Université de Montréal.

Le bioportail et le moteur de recherche ont été lancés à la conférence internationale Genes for Health qui a eu lieu du 3 au 6 mai à Fremantle, en Australie, dans le cadre du Genome-based Research and Population Health International Network (GRaPH-Int) - une collaboration d'experts et de chercheurs internationaux qui facilite l'application des sciences et de la technologie fondées sur le génome pour améliorer la santé des populations.


Pour en savoir plus

Le site canadien HUMGEN est une ressource sur les questions éthiques, légales et sociales en génétique humaine. La base de données comprend également PediaGen (génétique pédiatrique), PopGen (génétique des populations), StemGen (technologie des cellules souches) et IPGen (propriété intellectuelle).

La PHG Foundation du Royaume-Uni est un organisme de santé publique indépendant et sans but lucratif axé sur l'application de la science et de l'innovation biomédicale pour améliorer la santé, en particulier les sciences et les technologies de la génomique, et sur les mesures nécessaires pour modifier les politiques et les services en soins de la santé pour que les populations bénéficient de la recherche partout dans le monde.

Le Human Genome Epidemiology Network ou HuGENetTM des États-Unis est une collaboration internationale d'individus et d'organismes qui s'occupent de l'évaluation des répercussions de la variation du génome humain sur la santé des populations et l'utilisation des données génétiques pour l'amélioration de la santé et la prévention des maladies.

Imagining Science gagne le prix de la Foire du livre de New York Un livre corédigé par les professeurs et frères Tim et Sean Caulfield de l'Université de l'Alberta allie art et science pour réfléchir sur les répercussions sociales de la biotechnologie

Imagining Science: Art Science and Social Change, livre corédigé par le chercheur en GE3LS Tim Caulfield et son frère artiste Sean Caulfield, a été jugé « meilleur livre » au classement général dans la catégorie livre érudit/ouvrage de référence, à la Foire du livre annuelle de la Bookbinders' Guild, à New York, en mars 2009.

La collection d'essais, de photographies, de peintures et de poèmes d'un groupe d'artistes, de scientifiques et de commentateurs sociaux aborde la question du lien entre l'art et la science, donnant une voix unique à l'application des connaissances en GE3LS.

Les deux frères Caulfield sont titulaires de chaires de recherche du Canada à l'Université de l'Alberta, mais dans des disciplines différentes. M. Tim Caulfield est titulaire de la chaire de recherche en droit et en politique de la santé et chercheur principal du projet à grande échelle en GE3LS « Appliquer la science : génomique et systèmes de santé », financé par Génome Canada et Génome Alberta. L'artiste Sean Caulfield est titulaire d'une chaire de recherche en lithographie au Département d'art et de design de l'Université de l'Alberta.

Des conversations entre les frères Caulfield sur le rôle de l'art dans la critique des progrès scientifiques rapides a incité Sean à faire des démarches auprès de la conservatrice principale de l'Alberta Gallery of Art (AGA), Catherine Crowston, qui a accepté d'être la commissaire d'une exposition sur le lien entre l'art et la science. Dans un premier temps, Mme Crowston a organisé un atelier regroupant 10 artistes et un groupe de critiques sociaux au Banff Centre, en août 2007.

« La biotechnologie soulève des questions complexes et à facettes multiples; il est important que diverses voix et disciplines se fassent entendre dans le discours que fait naître cette nouvelle technologie, a expliqué M. Sean Caulfield. L'art peut apporter un éclairage particulier parce qu'il utilise un langage métaphorique et poétique pour traiter d'aspects de ce débat qui ne peuvent s'articuler autrement. »

Les échanges interdisciplinaires qui ont suivi ont abouti à une exposition dix semaines et à une série de débats publics et de comités d'experts à l'AGA d'Edmonton, de novembre 2008 à février 2009. En partie financée par Génome Alberta, l'exposition s'est inscrite dans le cadre des célébrations du Centenaire de l'Université de l'Alberta. Produit initialement pour accompagner l'exposition à la galerie, Imagining Science est maintenant distribué en ligne par l'University of Alberta Press, amazon.ca et d'autres sites Web.

Selon le site Web de l'AGA, l'art et la science nous aident à trouver un sens, à formuler l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes, de ce que nous comprenons du monde et des décisions que nous prenons sur de nombreuses questions éthiques qui nous sont posées ».

« Imagining Science » examine les répercussions du monde en changement rapide de la génétique, des biotechnologies et du génie industriel, de même que les défis et les controverses qui s'ensuivent. »


Entrevue d'Impact avec Sean Caulfield

Impact a parlé au corédacteur d'Imagining Science, Sean Caulfield, alors qu'il se trouvait au Japon en congé sabbatique.

Comment l'idée de ce livre vous est-elle venue?

La biotechnologie soulève des questions complexes et à facettes multiples; il est important que diverses voix et disciplines se fassent entendre dans le discours que fait naître cette nouvelle technologie. L'art peut apporter un éclairage particulier parce qu'il utilise un langage métaphorique et poétique pour traiter d'aspects de ce débat qui ne peuvent s'articuler autrement.

De plus, l'Université de l'Alberta célébrait son Centenaire et ce projet semblait un façon captivante d'y participer.

Aviez-vous déjà collaboré avec votre frère auparavant?

Nous avions l'habitude de jouer de la musique ensemble. À part ça, nous avons souvent échangé des idées au fil des ans, entre autres discuté de questions liées à la biotechnologie et à la science, et tous ces échanges ont influencé mon travail en tant qu'artiste.

À qui s'adresse votre livre?

Les collaborateurs sont véritablement de calibre international, de sorte que le livre intéressera les universitaires, les artistes et les spécialistes. En même temps, il a été écrit et structuré d'une manière qui, nous l'espérons, intéressera un auditoire plus vaste.

Quelle influence souhaitez-vous à votre livre?

J'espère qu'il favorisera davantage le dialogue non seulement sur la biotechnologie, mais aussi sur le rôle important que l'art et les sciences humaines jouent pour toutes sortes d'enjeux et de problèmes que doit résoudre la société.

Avez-vous d'autres projets?

Nous examinons déjà la possibilité d'un autre projet. Nous en sommes encore aux premiers stades, je ne peux donc pas en parler beaucoup pour le moment, sinon pour dire que nous nous attarderons aux moyens de tirer profit des réussites de cette première initiative. J'aimerais entre autres bâtir une collaboration plus soutenue entre les divers participants au projet.

Collaboration transfrontalière : des experts des biobanques se rencontrent pour parler d'harmonisation À la conférence, les participants se sont fait demander : « Comment l'harmonisation internationale peut-elle nous permettre de maximiser la valeur et l'utilisation des biobanques? »

P3GLes grands experts des biobanques demandent à la communauté internationale des biobanques de créer une feuille de route qui comprenne une vision des biobanques de l'avenir, décrive des stratégies et précise le leadership et la collaboration nécessaires à la mise en œuvre de ces stratégies.

La demande est venue au cours du débat de clôture d'une conférence internationale intitulée « Harmonizing Biobank Research: Maximizing Value - Maximizing Use », qui a eu lieu à Bruxelles du 25 au 27 mars 2009.

Coorganisée par le consortium P3G (Projet public des populations en génomique) du Canada, PHOEBE (Promoting Harmonization of Epidemiological Biobanks in Europe) et BBMRI (Biobanking and Biomolecular Resources Research Infrastructure), la conférence a réuni plus de 250 chercheurs et autres experts de plus de 30 pays pour discuter des nouvelles orientations de l'harmonisation internationale des biobanques.

Les biobanques, ces grands dépôts de matières biologiques humaines, sont, pense-t-on, une ressource clé qui peut aider à élucider l'interaction des gènes, de l'environnement, du mode de vie et de la maladie. L'objectif est de transformer les données des biobanques en pratique clinique par les diagnostics, les produits thérapeutiques et les stratégies de prévention. Des pays comme la Grande-Bretagne, le Canada, la Norvège, la Suisse et l'Islande ont déjà commencé à constituer leurs biobanques.

Financé par Génome Canada et Génome Québec et dirigé par la Dre Bartha Maria Knoppers et le Dr Thomas Hudson, le consortium P3G établi à Montréal est un consortium international sans but lucratif qui fait la promotion de la collaboration entre les chercheurs dans le domaine de la génomique des populations. La conférence de Bruxelles a été la plus récente de ces rencontres internationales organisées par P3G depuis sa création en 2004.

« On investit énormément dans les biobanques dans le monde, dit Mylène Deschênes, directrice de P3G et coorganisatrice de la conférence. Les biobanques n'ont pas à être toutes les mêmes, mais elles devraient pouvoir permettre la collaboration. Lorsqu'ils essaient de comprendre des maladies multifactorielles comme le cancer, les chercheurs ont besoin de pouvoir accéder à de grands volumes de données et accroître la puissance statistique de leurs travaux. Comme personne n'a cependant les moyens d'instaurer une infrastructure aussi considérable indépendamment, la communauté internationale a donc intérêt à travailler en collaboration. »

« Après cette conférence, notre mandat est élargi : nous assurer que ces efforts seront convenablement coordonnés et vus comme une entreprise mondiale », dit Mme Deschênes qui signale que la collaboration transfrontalière peut aussi aider à maximiser les investissements dans la recherche.

Les participants se sont aussi attardés aux défis que posent les nouvelles technologies du génotypage et du séquençage qui exigent de très grands groupes de personnes et des quantités très considérables de données pour étudier le rôle des gènes dans le développement de maladies complexes. Pour résoudre ces problèmes grandissants d'information, les chercheurs examinent des moyens de se communiquer les données et les résultats des recherches, et de mettre rapidement du domaine public et gratuitement les données pertinentes afin d'en maximiser les avantages pour la société.

La protection des renseignements personnels a aussi suscité beaucoup de débat. Selon le présentateur de la conférence, le professeur Mark McCarthy (Biobanque R.-U.), les progrès de la bioinformatique ont fait en sorte qu'il est possible d'identifier de nouveau des individus au moyen des données sommaires ou agrégées. Il a insisté pour dire, en réponse aux préoccupations sur les répercussions que pourrait avoir le partage de l'information, que les éthiciens, les statisticiens et les informaticiens ont un rôle indispensable à jouer à cet égard.

Mme Deschênes abonde dans son sens : « La façon dont on travaille est tout aussi importante que les projets de recherche qui auront ensuite recours aux biobanques ».


Pour en savoir plus

P3G

Le Projet public des populations en génomique (P3G) est un consortium international sans but lucratif qui favorise la collaboration entre les chercheurs dans les domaines de la génomique des populations. Créé en 2004, P3G a pour mission de fournir à la communauté des chercheurs en génomique des populations un accès facile aux ressources, aux outils et aux compétences spécialisées qui facilitent la gestion des données pour mettre en place de meilleures méthodes de transfert et d'échange de connaissances. La plateforme principale de P3G est une base de données libre, publique et accessible. La devise de l'organisme est « transparence et collaboration ».

PHOEBE

PHOEBE est une mesure de coordination financée par le 6e Programme-cadre de la Commission européenne. PHOEBE définit et explore des enjeux clés qui contribueront à ce que l'Europe utilise au mieux possible sa riche diversité de biobanques sur les populations et les études de cohortes longitudinales.

BBMRI

BBMRI est un projet financé par le 7e Programme-cadre de la Commission européenne en vue du lancement de l'infrastructure de recherche paneuropéenne consacrée aux biobanques et aux ressources biomoléculaires pour la recherche biomédicale et biologique, en faisant fond sur les infrastructures, les ressources et les technologies existantes, et en y ajoutant des éléments novateurs et adéquatement intégrés aux cadres éthiques, légaux et sociétaux européens.