Évaluer les progrès réalisés en GE3LS et appuyer les réussites

Une étude internationale menée par l'Espace européen de la recherche sur les aspects sociétaux de la génomique (ERASAGE) en 2006 a fait observer que le Canada était un « pays de référence » en raison de ses programmes de recherche GE3LS qui figuraient parmi les « plus solidement implantés ». Selon une analyse bibliométrique réalisée sur demande en 2008, le Canada arrivait au 4e rang du classement général en recherche GE3LS, selon des critères d'évaluation multiples de 1996 à 2007, immédiatement après les États-Unis, le Royaume-Uni et le Danemark, à égalité avec l'Australie.

Récemment, dans une évaluation externe de Génome Canada menée par KPMG en mai 2009, les auteurs ont observé que le leadership du Canada en recherche GE3LS s'était amélioré depuis la création de Génome Canada, sa cote moyenne passant de « passable à bonne » avant la création de Génome Canada à « excellente » maintenant. Plusieurs initiatives fédérales et provinciales ont contribué à améliorer la position de chef de file du Canada dans le domaine GE3LS, mais une majorité de répondants croyait que ce changement était soit complètement (8 %), principalement (38 %) ou partiellement (23 %) attribuable à Génome Canada et aux centres de génomique régionaux. En ce qui concerne la recherche GE3LS intégrée, l'évaluation récente de Génome Canada a révélé que 47 % des répondants croyaient que le Canada a bien ou très bien fait. Cet enthousiasme peut en grande partie s'expliquer par les répondants internationaux, en particulier, qui ont considéré que l'expérience canadienne en matière d'intégration GE3LS était de loin supérieure à ce qui se fait dans leurs propres pays. Des évaluateurs internationaux ont considéré que l'intégration GE3LS « était une caractéristique définitoire clé de Génome Canada, et qu'elle était très précieuse ». Au Canada, toutefois, certains chercheurs GE3LS ne croient pas que leurs travaux sont aussi bien intégrés à la science qu'ils le pourraient et certains spécialistes de la génomique ne sont pas entièrement convaincus de la valeur ajoutée de GE3LS. Tous reconnaissent toutefois que lorsque les volets GE3LS sont intégrés, ils fonctionnent bien.

Étant que les gouvernements exigent de plus en plus que les bailleurs de fonds et les chercheurs soient responsables du financement de la recherche et qu'ils démontrent que les investissements sont rentables, Génome Canada doit pouvoir évaluer en profondeur les résultats concrets de la recherche GE3LS et son utilité pour les utilisateurs finaux. Pour ce faire, Génome Canada doit pouvoir, d'abord et avant tout, définir ces résultats de manière constructive, selon des mesures de rendement pertinentes, bien adaptées à la nature particulière de la recherche GE3LS et à son rôle. Ces mesures doivent servir non seulement à évaluer la valeur du travail antérieur, mais également aider à guider les orientations futures et les domaines prioritaires.

Génome Colombie-Britannique a pris une première mesure dans ce sens en organisant, en juin 2009, en collaboration avec Génome Canada un atelier intitulé « Évaluer la réussite : la recherche en sciences humaines et sociales en génomique » (en anglais seulement). L'atelier a donné une belle occasion de définir les difficultés et les possibilités de la mesure et de l'évaluation de la recherche en sciences sociales et en sciences humaines, par opposition aux sciences naturelles.

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