La génomique est un champ d’étude assez récent dans l’univers de la science et pour qu’elle puisse atteindre son plein potentiel, il faut aussi mettre au point de nouvelles technologies. Par conséquent, il est parfois difficile de déterminer ce qui fait progresser l’une et l’autre : la génomique contribue-t-elle aux progrès des nouvelles technologies ou ces dernières propulsent-elles l’étude de la génomique vers de nouveaux sommets? Les deux phénomènes existent et les progrès particuliers en témoignent.

L’invention du biocapteur d’acide nucléique par fibre optique, technologie mise au point au Canada qui permet de réaliser des analyses très détaillées de la structure et de l’activité de génomes complexes, y compris le génome humain, en est un premier exemple.

On s’attend à ce que cette technologie soit supérieure à d’autres, car elle est moins coûteuse, peut être réutilisée des centaines de fois et peut détecter de faibles niveaux d’acide nucléique. Ce projet établira la preuve de principe de la technologie du biocapteur d’acide nucléique par fibre optique.

Grâce à cette technologie, on pourra déceler des anomalies génétiques chez les nouveau-nés et réaliser un dépistage économique d’un certain nombre de maladies héréditaires et d’anomalies au niveau des chromosomes. Une fois établie, la technologie pourra potentiellement être appliquée à de nombreux domaines, notamment l’évaluation de la qualité de l’eau et l’analyse de la sécurité des aliments.

Un deuxième exemple de progrès est la technologie des puces d’ADN, grâce auxquelles les chercheurs peuvent mesurer simultanément l’activité de dizaines de milliers de gènes. Grâce à cette information, on peut dresser un portrait très détaillé des modèles complexes de l’expression des gènes. On peut aussi déterminer de nouvelles classes de cancers, et autres maladies, permettant ainsi d’améliorer les diagnostics et les traitements.

Les progrès remarquables dans l’étude des gènes (génomique) et des protéines (protéomique) ont débouché sur de nouvelles technologies fort intéressantes. Toutefois, les chercheurs sont toujours limités dans leurs tentatives d’étude du fonctionnement des cellules, en particulier les cellules malades. Dans certains cas, la difficulté tient au nombre important de cellules malades qu’il faut pour produire un échantillon suffisant qui permettra de caractériser les protéines. De plus, le taux d’erreur pour le séquençage des gènes est élevé et actuellement, il faut attendre trop longtemps pour mener à bien des essais protéomiques ou génomiques.

Un projet vise à mettre au point de nouveaux outils pour aider les chercheurs dans les domaines de la génomique et de la protéomique. Plus précisément, l’équipe de projet met au point de nouvelles techniques de manipulation des échantillons biologiques en quantités micro- et nanolitres afin de réduire le nombre d’échantillons et d’améliorer à la fois la cadence d’analyse et l’automatisation. De plus, les chercheurs proposent de créer des outils de spectrométrie à rendement élevé pour l’analyse des protéines.

Grâce à ces nouvelles technologies, les chercheurs pourront mieux réaliser leurs essais sur le fonctionnement des cellules, diagnostiquer les maladies plus rapidement et concevoir de nouvelles thérapies en moins de temps.