Le 13 avril 2004 – Université Laval, Québec, QC

Annonce – Résultats du Concours de recherche en génomique et en protéomique appliquée en santé humaine


Mesdames, Messieurs, bonjour.

Permettez-moi d'abord de remercier M. Martin Godbout et Génome Canada de m’avoir invitée à me joindre à vous aujourd’hui. Je suis tout particulièrement heureuse de me trouver ici, au Centre de recherche BioVie. La recherche qu’on y mène nous donne un exemple remarquable du potentiel qu’offre la biotechnologie d’améliorer notre santé, notre économie et notre qualité de vie en général.

On a dit que la biotechnologie, et en particulier la génomique et la protéomique, sera au XXIe siècle ce que les ordinateurs et la technologie de l’information ont été au XXe siècle. La biotechnologie peut transformer radicalement notre façon d’agir et le regard que nous jetons sur le monde qui nous entoure.

Aujourd’hui, nous franchissons une étape importante dans la voie que nous avons tracée lors la création de Génome Canada en 2000. Au cours des quelques dernières années, Génome Canada a contribué à faire du Canada un pays à l’avant-garde de ce nouveau front pionnier des connaissances humaines. Le recherche menée dans notre pays, dans des sociétés comme celles présentes, ici, aue Centre de recherche BioVie, suscite beaucoup d’intérêt partout dans le monde. Le message est clair : le Canada est fermement résolu à être en tête de file et à tirer avantage de cette nouvelle révolution technologique.

Nous vivons l’une des périodes les plus stimulantes de notre histoire. Presque chaque jour, nous sommes témoins de percées dans tous les domaines de l’entreprise humaine. Nous vivons à une époque où des enfants du primaire extraient le matériel génétique d’une pomme pour ensuite l’analyser au moyen d’appareils de séquençage; nous vivons aussi à une époque où la puissance de calcul double tous les 18 mois, et la largeur de bande à une cadence encore plus rapide.

Ces changements ne sont nulle part ailleurs plus évidents qu’en génomique et en protéomique. La cartographie du génome humain nous a révélé le mode de fonctionnement de la vie. Nous avons reçu la clé qui nous permettra de comprendre les maladies et comment les guérir; la santé et comment la promouvoir; la vie et comment l’enrichir.

Le Canada est chanceux de compter un aussi grand nombre de chercheurs et de scientifiques talentueux et créatifs. Ce sont des hommes et des femmes très passionnés et dévoués et ils méritent notre respect et nos remerciements collectifs. Ces chercheurs et scientifiques, de même que les établissements qui rendent leurs efforts possibles, méritent également notre soutien. Comme l’a dit souvent le Premier ministre lui-même, les idées et les découvertes seront la devise du XXe siècle – et cette devise doit être canadienne.

Voilà pourquoi le gouvernement du Canada a investi plus de 13 milliards de dollars dans la recherche et l’innovation depuis 1997. Nous avons contribué à ériger l’infrastructure de recherche par des investissements stratégiques de 1,8 milliard de dollars, par l’entremise de la Fondation canadienne pour l’innovation. Nous avons aussi soutenu de jeunes universitaires par la création de programmes comme le Programme de bourses d’études supérieures du Canada, conçu pour venir en aide à 2 000 étudiants de la maîtrise et 2 000 étudiants du doctorat, tous les ans, au cours des quatre prochaines années.

Nous avons l’intention de continuer à miser sur cet engagement envers l’innovation. Nous avons d’ailleurs clairement manifesté notre intention dans le budget de 2003, dans lequel le gouvernement a attribué 75 millions de dollars à la recherche en génomique et en protéomique appliquée en santé humaine. Nous connaissons le potentiel et les possibilités. Nous croyons également que grâce à ces possibilités, les chercheurs canadiens continueront de contribuer énormément à l’avenir des soins de santé dans notre pays, et à vrai dire, partout ailleurs dans le monde.

Il y a quelque temps, nous avons eu une idée de ce que les Canadiennes et les Canadiens pouvaient faire lorsque des chercheurs de la Colombie-Britannique ont réalisé le séquençage du virus du SRAS, ouvrant ainsi la voie à la mise au point d’un vaccin pour cette terrible maladie. Cet accomplissement magistral a été rendu possible grâce aux fondements établis par Génome Colombie-Britannique et il a montré l’importance que revêtira la recherche en génomique et en protéomique pour l’avenir des soins de santé au Canada.

Il me fait plaisir aujourd’hui d’annoncer, de concert avec M. Godbout, quatorze nouveaux projets qui seront réalisés dans les différentes régions canadiennes, notamment trois nouveaux projets ici au Québec, et un projet de collaboration de Génome Québec et de l’Institut de génomique de l’Ontario.

Tous les projets annoncés aujourd’hui visent à mettre au point de nouveaux outils et de nouvelles techniques pour la prédiction, la prévention et le traitement des maladies. Ces projets sont impressionnants par leur envergure, par le calibre mondial des aspects scientifiques et ils contribueront, à n’en pas douter, à la fois à la qualité des soins de santé que nous recevons et à la réputation d’excellence scientifique dont bénéficie le Canada partout dans le monde.

Je tiens à féliciter Génome Québec et tous les chercheurs et scientifiques dont les travaux se poursuivront maintenant, nous ouvrant à tous de nouveaux horizons.

Merci.


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