Le 25 août 2005 – Winnipeg, Manitoba

Annonce de financement de Génome Canada
– L'honorable David L. Emerson, Ministre de l'Indusrie –


Merci, monsieur Godbout.

Je vous remercie également de m’avoir invité à me joindre à vous aujourd’hui.

Je suis ravi d’être ici pour annoncer le financement de projets de R-D novateurs dont bénéficieront les Canadiens d’un océan à l’autre ainsi les gens tout autour du globe. Nous lançons aujourd’hui 33 nouveaux projets fort prometteurs en génomique, des projets qui sont menés au Canada par des Canadiens et qui misent sur le talent et la technologie de notre pays.

Félicitations à tous.

L’annonce d’aujourd’hui est d’une importance capitale. Non seulement parce que ces projets permettront de trouver de nouvelles avenues et d’offrir de nouvelles possibilités, mais aussi en raison du message qu’ils portent : le Canada entend se positionner à l’avant-garde de la recherche génomique en créant les connaissances, en mettant au point les produits, en saisissant les possibilités et en tirant profit des avantages découlant de cette révolution prometteuse.

Alors que nous continuons de bâtir une économie à l’avant-garde et axée sur le savoir, la génomique jouera un rôle de plus en plus important. Comme l’a dit M. Godbout, la génomique se trouve dans une position enviable, au carrefour des sciences et de l’économie.

Il a raison. La génomique est une technologie habilitante, qui touche tous les secteurs traditionnels, abolissant les barrières entre les diverses disciplines et ouvrant la voie aux percées que nous ne commençons qu’à imaginer.

Je suis fier du fait que le gouvernement a créé Génome Canada en 2000 et de ses réalisations depuis lors. Nous avons fondé cinq centres de renommée mondiale, encadré 102 projets et plates-formes de grande envergure, en accordant plus de 560 millions de dollars en financement – un montant qui s’élève à 1,14 milliard de dollars lorsqu’on combine les fonds octroyés par les gouvernements provinciaux, la communauté internationale et le secteur privé. Nous avons également créé de nouvelles plates-formes de sciences et de technologie qui permettent aux scientifiques du pays de mener, ici même au Canada, des travaux de recherche reconnus à l’échelle mondiale.

Tout ce travail a été accompli en grande partie grâce au modèle de partenariat qu’a adopté Génome Canada. Les dollars versés en impôts fédéraux font l’objet de grandes demandes et cela s’explique bien. Les Canadiens veulent qu’on dépense davantage dans les soins de santé, les routes et les autres infrastructures, l’environnement, la garde d’enfants et plusieurs autres domaines. Mais nous comprenons aussi l’importance cruciale d’une économie axée sur le savoir pour notre bien-être économique dans les années à venir.

Sans des travaux de recherche et des scientifiques de calibre mondial, nous prendrions du retard en matière d’innovation et le Canada accuserait un retard sur le reste du monde. Les Canadiens ordinaires en ressentiraient l’effet puisque de nouvelles découvertes entraînent la création de richesses et permettent de générer des dollars en impôts qui servent à financer tous les autres programmes qui nous sont chers.

En 2000, le gouvernement a compris l’importance des travaux de recherche tels que ceux soutenus par Génome Canada, mais il s’est aussi rendu compte qu’il n’y aurait jamais suffisamment de dollars versés en impôts pour financer toute la recherche qui doit être réalisée. Le résultat fut novateur en soi – un modèle de financement où Génome Canada se tourne vers les gouvernements provinciaux, la communauté internationale et, dans une certaine mesure, le secteur privé pour doubler, à toutes fins pratiques, les ressources à sa disposition.

Le modèle de cofinancement fait pourtant l’objet de critiques. Ceux qui ne l’appuient pas aiment laisser croire que la recherche est dirigée par des entreprises diaboliques, que nos scientifiques sont contraints de consacrer tout leur temps à mettre au point de nouveaux types de Jell-O pour satisfaire les grandes entreprises qui les mènent. Les personnes qui formulent de telles critiques sont mal informées, à moins qu’elles ne choisissent tout simplement d’ignorer les faits pour des raisons qui leur sont propres.

Seulement 22 p. 100 de l’argent fédéral consacré à la R-D est lié à des ententes de cofinancement. La plus grande part de ce cofinancement provient d’autres ordres de gouvernement et de la communauté scientifique internationale, soit du secteur public – pas des sociétés privées. Si l’on se penche précisément sur Génome Canada, seulement 11 p. 100 du financement provient du secteur privé. En d’autres mots, pratiquement neuf dollars sur dix que dépense Génome Canada sont accordés par des gouvernements, qu’ils soient fédéral, provinciaux ou étrangers.

Notre gouvernement est fier de ce modèle et de la manière dont il a réussi à mieux utiliser chaque dollar versé en impôt pour contribuer au mieux-être de tous les Canadiens. Nous ne craignons pas de défendre ce modèle ou de le promouvoir. Il constitue un moyen important de rendre notre économie plus novatrice et concurrentielle et d’atteindre les meilleures normes internationales, là où il nous est possible de le faire et en ayant recours à toutes les méthodes pertinentes.

Il suffit d’examiner le dossier de Génome Canada pour constater qu’aujourd’hui, une masse critique a été créée – et que nous avons assisté à un élan crucial. Le Canada ne fait pas que prendre part aux travaux de génomique – dans plusieurs domaines clés, tels que les forêts et les pêches, nous sommes à la tête des autres pays. Comme les scientifiques présents aujourd’hui le démontrent clairement, lorsqu’il s’agit de la génomique, nos meilleurs talents sont également les meilleurs au monde.

Nous sommes donc bien partis. Mais comme Martin l’a souligné, « nous ne faisons que commencer ».

Le gouvernement du Canada continuera d’appuyer la capacité de notre pays en matière de recherche parce que c’est ainsi que nous assurerons notre avenir.

Nous continuerons d’accélérer notre capacité de commercialiser de nouvelles découvertes, faisant ainsi profiter notre population des fruits de notre recherche.

Nous continuerons également de mettre en œuvre une stratégie globale pour favoriser une expertise de renommée mondiale en génomique, en utilisant des moyens comme Génome Canada.

Aujourd’hui, nous franchissons un autre jalon important en versant 167,2 millions de dollars pour financer la recherche. Les scientifiques présents aujourd’hui – et ceux du pays qui mèneront d’autres projets – sont de véritables pionniers dans des terrains encore vierges. Ils n’explorent toutefois pas une vaste étendue ou un océan, mais un monde microscopique à l’intérieur des cellules de tout organisme vivant sur terre.

Nous ignorons quelles merveilles les chercheurs découvriront, quels nouveaux continents de savoir ils réclameront pour le Canada et pour toute l’humanité, mais nous savons qu’il vaut la peine d’entreprendre ce voyage.

Le célèbre auteur irlandais Frank O’Connor décrit dans l’un de ses livres comment, lorsqu’il était garçon, lui et ses amis franchissaient des murs de vergers qui leur semblaient trop hauts ou trop difficiles à grimper en enlevant leurs chapeaux, en les jetant par-dessus le mur et en allant les récupérer.

Le Canada a donc jeté son chapeau par-dessus le mur de la génomique et a l’intention de le récupérer. Nous avons parié que nous allions faire partie des chefs de file dans ce nouveau domaine et nous n’abandonnerons pas la partie.

Félicitations encore une fois à Génome Canada, à ses partenaires financiers ainsi qu’aux scientifiques et aux chercheurs dont les travaux poursuivront leur cours, franchissant de nouveaux murs et offrant à tous de nouvelles possibilités.


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