Le 9 janvier 2002
Rapport du président
Chez
Génome Canada, les développements se font au même rythme que l'évolution de la recherche
en génomique : à toute allure et ne cessant de s'accélérer.
En fait, nous sommes conscients que la rapidité des changements ne cessera de s'accroître
et que le monde n'attendra pas, ou ne s'arrêtera pas, pour nous permettre de nous
préparer. C'est pourquoi nous continuons d'aller de l'avant de manière résolue et
d'agir avec audace, de saisir les occasions qui se présentent et de nous préparer
à en créer de nouvelles.
Notre connaissance de la génomique et de la protéomique n'en est qu'à ses premiers
balbutiements. En effet, nous ne possédons aujourd'hui qu'une compréhension élémentaire
des génomes végétaux, animaux, bactériens et humains.
En approfondissant nos connaissances, nous pourrons améliorer la découverte de médicaments
en éliminant, plus tôt au cours du processus, les composés les moins prometteurs
et en procédant à une meilleure sélection des patients pour les essais cliniques.
ainsi, nous mettrons au point des produits non seulement nouveaux, mais meilleurs.
Pour ce faire, nous devrons réaliser d'excellentes recherches scientifiques et disposer
d'un capital considérable.
Au cours du dernier exercice, nous avons organisé notre deuxième concours d'envergure
et approuvé 34 nouveaux grands projets de recherche en génomique et protéomique
d'une valeur de 310 millions de dollars, dont 155 millions sont directement fournis
par Génome Canada. Combiné à l'exercice précédent, Génome Canada a jusqu'à maintenant
investi plus de 290 millions de dollars dans 56 projets de génomique et de protéomique,
pour des investissements totaux, lorsque l'on ajoute les fonds de contrepartie,
de plus de 580 millions de dollars.
Comme lors du concours précédent, les projets approuvés cette année ont été examinés
par plus de 150 experts et scientifiques du monde entier, afin de garantir que seuls
ceux respectant les normes les plus élevées obtiendraient des fonds. Le dernier
concours a par ailleurs suscité une plus grande participation industrielle et internationale.
On trouvera, à la section consacrée au Concours II (annexe A), la liste complète
des projets approuvés. Parmi les secteurs visés par les travaux, mentionnons l'agriculture,
la bioinformatique, l'environnement, la foresterie, la santé humaine et le développement
technologique. En outre, les projets se penchent aussi sur les incidences de la
recherche en génomique sur l'éthique, l'environnement, l'économie, le droit et la
société (GE3LS).
Qui plus est, pour la première fois, Génome Canada joue un rôle de premier plan
dans un important consortium international de recherche en génomique, dont le but
est la réalisation de la carte haplotype du génome humain. Sans l'investissement
de Génome Canada, notre pays n'aurait pu prendre la direction de ces travaux. Nous
sommes évidemment très fiers d'avoir contribué à la mise sur pied de ce projet.
Ajoutons aussi qu'environ 80 pourcent des projets approuvés comportent un volet
international impliquant des chercheurs d'autres pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni,
le Japon, la Suède et les Pays-Bas.
Afin d'élargir sa présence internationale, Génome Canada a signé avec la Fondation
Génome Espagne une entente pour la réalisation conjointe de grands projets de génomique.
Inspirée d'une entente semblable signée en juin 2001 avec le Karolinska Institutet
de Suède, cette initiative orientera efficacement les ressources investies par le
Canada. Nous avons aussi amorcé des pourparlers avec d'autres pays européens et
les États-Unis, ce qui reflète à la fois la portée internationale de la recherche
en génomique et notre détermination de compter parmi les chefs de file de ce secteur.
Au cours de la dernière année, nous avons rassemblé la communauté canadienne de
recherche en génomique et présenté trois ateliers, sur la génomique démographique,
la bioinformatique et le GE3LS. Nous avons aussi organisé une première conférence
canadienne sur la génomique. À cette occasion, tous les directeurs de projets de
Génome Canada, des quatre coins du pays, se sont réunis pour mettre en commun leurs
réflexions et leur expertise.
Maintenant que nous avons jeté des fondations solides et mis sur pied une infrastructure
de calibre mondial, nous nous concentrons à déterminer les créneaux où, grâce à
son rôle de chef de file, le Canada sera en mesure d'établir des positions dominantes
sur le marché. Pour ce faire, nous devons nous fixer des objectifs vigoureux. Le
Canada occupe actuellement le sixième rang mondial dans le secteur de la recherche
en génomique. D'ici la fin de 2005, il devrait être troisième. Au cours de la même
période, nous devrions tenter de conquérir au moins 10 pourcent du marché mondial
des ventes de produits biotechnologiques. Les placements de capital de risque dans
les sciences de la vie, qui se chiffrent actuellement à environ 1 milliard de dollars
par année, devraient tripler d'ici 2005. Durant cet intervalle, au moins une entreprise
canadienne de génomique devrait se positionner comme l'une des cinq plus grandes
de la planète.
Ces objectifs sont ambitieux, mais réalisables. Grâce à l'énergie et à l'imagination
incroyables des chercheurs canadiens et grâce à nos partenariats internationaux,
nous sommes persuadés que nous pouvons continuer sur notre lancée et, en fait, accélérer
la cadence.
Ce n'est pas seulement notre objectif, mais le défi qu'il nous faut relever car,
dans le monde de la génomique, le Canada ne doit pas être relégué au second plan,
mais jouer un rôle de chef de file.
Martin Godbout
Président et chef de la direction
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