L’étude d’un grand nombre des grandes questions scientifiques actuelles exige des projets de recherche à très grande échelle auxquels participent des chercheurs de différents pays. Les Initiatives Consortium international (ICI) offrent aux chercheurs canadiens une occasion inégalée de diriger des projets de recherche internationaux d’avant-garde et à grande échelle en génomique qui rehausseront le prestige du Canada et des chercheurs canadiens dans le monde.

Les projets doivent satisfaire aux critères suivants pour être admissibles au financement du programme ICI :

  • le projet doit avoir une visibilité internationale indéniable;
  • le projet doit être dirigé par un chercheur canadien dont les principales activités de recherche se dérouleront au Canada;
  • le projet proposé doit être réalisé par un consortium international qui prévoira habituellement une forme ou une autre de gouvernance selon laquelle les bailleurs de fonds seront proportionnellement représentés au conseil d'administration, selon l'ampleur de leur engagement financier;
  • le projet doit représenter au moins 50 millions de dollars répartis sur trois ans, les autres partenaires s'engageant à assumer au moins 75 % des coûts admissibles totaux.

L'échelle, l'ampleur et la complexité des ICI exigent une contribution importante de Génome Canada, une collaboration avec les chercheurs et d'autres intervenants clés, tant à l'élaboration de la proposition qu'à la gouvernance permanente et à la surveillance du projet.

Projets d’ICI financés jusqu’à maintenant

Consortium de génomique structurelle

Le Consortium de génomique structurelle (CGS) est un partenariat public-privé international sans but lucratif qui a pour mandat d’effectuer des recherches scientifiques fondamentales en vue de la découverte de médicaments. Son mandat de base consiste à déterminer, à grande échelle et de manière économique, les structures tridimensionnelles de protéines humaines importantes sur le plan médical ainsi que des protéines de parasites humains qui représentent des cibles possibles pour la mise au point de médicaments. À ces deux égards respectivement, le CGS verse actuellement plus de 25 % et plus de 50 % de toutes les structures versées annuellement à la banque de données sur les protéines; jusqu’à maintenant (septembre 2011), le CGS a publié les structures de plus de 1 200 protéines qui ont des répercussions sur la mise au point de nouvelles thérapies pour le cancer, le diabète, l’obésité et les troubles psychiatriques. Le CGS est dirigé par M. Aled Edwards de l'Université de Toronto, et d'autres activités se déroulent à l'Université d'Oxford. Chaque site est dirigé par un directeur scientifique qui relève de M. Edwards. Le CGS a commencé en 2003 et les deux premières phases du projet ont obtenu des résultats qui ont largement dépassé les objectifs initiaux. La phase III du CGS a récemment commencé et le financement provient de neuf organismes distincts : Génome Canada, le Wellcome Trust, les Instituts de recherche en santé du Canada, le ministère ontarien de la Recherche et de l’Innovation, Novartis, Pfizer, GlaxoSmithKline, Eli Lilly Canada et les Laboratoires Abbot.

Projet international de code-barres du vivant

Le projet international de code-barres du vivant (iBOL), dirigé par M. Paul Hebert de l’Université de Guelph, est la plus grande initiative de génomique jamais entreprise en biodiversité. Plus de 250 chercheurs de 25 pays collaborent à la création d’une bibliothèque de référence de codes-barres génétiques qui constituera le fondement d’un système rapide et peu coûteux d’identification génétique de toute la vie multicellulaire. Dans la première phase des activités (2009 2015), les collaborateurs d’iBOL prévoient établir le code-barres de cinq millions de spécimens qui représenteront 500 000 espèces. Pendant la création de la bibliothèque de référence, les participants d’iBOL établiront également l’infrastructure nécessaire à son utilisation en situation réelle, par exemple pour la conservation, la surveillance des écosystèmes, la police scientifique, et la lutte contre les ravageurs agricoles et les espèces envahissantes.

Projet public des populations en génomique

Le Projet public des populations en génomique (P3G) est un consortium international sans but lucratif créé en 2003 pour favoriser la collaboration entre les chercheurs et les projets dans le domaine de la génomique des populations. P3G est dirigé par la professeure et chercheuse canadienne Bartha Maria Knoppers. P3G a pour objet de faciliter l'harmonisation des échantillons et des données des biobanques internationales. Cette harmonisation fournira les grands nombres d'échantillons nécessaires (plus de 3 millions) aux études sur la contribution de la génétique et de l'environnement à la santé et à la maladie. Ces études permettront d'acquérir de nouvelles connaissances qui amélioreront la santé et le bien-être du public. L'élaboration de la biobanque CARTaGENE est un autre volet important de P3G qui vise à rassembler des échantillons et des données provenant de 50 000 citoyens québécois âgés de 40 à 69 ans. La biobanque CARTeGENE n’est pas seulement une ressource précieuse pour la découverte scientifique au Canada, elle servira aussi de « plateforme d'essai » pour d'autres initiatives du P3G. Les membres de P3G effectuent des études à grande échelle de populations comptant au moins 10 000 participants suivis pendant de longues périodes, généralement des décennies. Les membres de P3G partagent leurs outils et leurs méthodologies, mais chaque étude restreint l'accès à ses données et à ses échantillons.

Consortium international du régulome

M. Michael Rudnicki de l'Université d'Ottawa a dirigé le Consortium international du régulome (CIR). M. Jack Greenblatt et Mme Janet Rossant de l'Université de Toronto, la professeure Bartha Knoppers de l'Université de Montréal, de même que des participants clés de la France, des Pays-Bas, de Singapour, du Royaume-Uni et des États-Unis ont participé à ce consortium international dirigé par un chercheur canadien. L'objectif primordial du CIR était d'explorer comment la fonction des gènes est régulée dans les cellules mammifères pendant le développement, ce qui devait se répercuter sur la recherche sur les cellules souches et la médecine régénératrice. À l'aide d'outils de la protéomique et de la génomique, et de la souris comme modèle, le projet visait à identifier les protéines interactives et les gènes cibles de 570 facteurs de transcription dans différents tissus et à différents stades de développement. Le financement de Génome Canada au CIR a pris fin le 30 juin 2009.

Si vous avez des questions concernant les Initiatives Consortium international, veuillez communiquer avec Kate Swan, M.Sc., codirectrice, Programmes de génomique au 613-751-4460, poste 120 au à kswan@genomecanada.ca