Rapport annuel 2016-2017 de Génome Canada 15 Le projet financé par Génome Canada, intitulé Prévision, prévention et traitement des proliférations d’algues et évaluation des risques y afférents grâce à la génomique (ATRAPP), mettra à profit la science de la génomique pour prévoir, détecter et prévenir les éclosions de cyanotoxines. Dirigée par Sébastien Sauvé et Jesse Shapiro, Ph. D., de l’Université de Montréal, de même que par Sarah Dorner de Polytechnique Montréal, l’équipe du projet ATRAPP mettra au point une trousse de diagnostic chimiogénomique pour évaluer le risque de toxicité dans les sources d’eau et orienter les municipalités et les autorités responsables de la qualité de l’eau vers des stratégies de préven- tion et de traitement. « L’inclusion des données géno- miques nous permettra de créer une base de données inédite pour consti- tuer un modèle beaucoup plus solide, explique M. Sauvé. Grâce à la recherche génomique, nous pourrons mieux com- prendre les liens avec un large éventail de toxines et, nous l’espérons, identifier quels biomarqueurs génomiques con- viennent le mieux à la détection et à la prédiction des proliférations. » Ces deux aspects de la détection et de la prédiction sont tout particulièrement importants parce qu’actuellement, des proliférations d’algues toxiques peuvent contaminer l’eau sans qu’on le sache. Le projet ATRAPP proposera des méthodes de détection des éclosions d’algues pour pouvoir adapter le traitement de l’eau potable et prévenir l’exposition. Le projet de 12,3 millions de dollars intitulé Prévision, prévention et traite- ment des proliférations d’algues et évaluation des risques y afférents grâce à la génomique (ATRAPP) est l’un des 13 projets de recherche appliquée à grande échelle qui offrent des solutions génomiques à des difficultés dans les secteurs canadiens de l’environnement et des ressources naturelles. Génome Québec fait partie des partenaires du projet ATRAPP. « Notre partenariat dans le cadre du projet Prévision, prévention et traitement des proliférations d’algues et évaluation des risques y afférents grâce à la génomique a accru notre capacité d’identifier les cyanobactéries qui contaminent nos installations de traitement de l’eau et de déterminer les meilleurs moyens de les prévenir et de les éliminer. Il nous a également aidés à maintenir la salubrité de la rivière Richelieu. » — Eric Desbiens, chef de la Division de l’eau potable, Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec Bateaux amarrés dans un port envahi par les algues. Page ci-contre : algues dans l’eau.