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Détection précoce des ravageurs : protéger les forêts canadiennes contre les espèces étrangères envahissantes grâce à une biosurveillance de prochaine génération

État: 
Actuel
Concours: 
Programme de partenariats pour les applications de la génomique (PPAG)
Série PPAG: 
2
Secteur: 
Foresterie
Centre(s) de génomique:
Genome British Columbia, Génome Québec
Directeur or directrice de projet:
Richard Hamelin (University of British Columbia)
Directrice(s)/directeur(s) récepteurs:
Cameron Duff (Canadian Food Inspection Agency)
GE3LS: 
Non
Année de lancement: 
2014-2015
Résumé: 

Les espèces étrangères envahissantes, comme l’agrile du frêne, font la manchette, car elles causent des dommages irréversibles à l’environnement et coûtent des centaines de millions de dollars au Canada, touchant les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et du commerce international.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) protège les ressources forestières et agricoles du Canada en interceptant les ravageurs forestiers étrangers et en intervenant avant que ceux­ci s’établissent. L’Agence s’allie à des scientifiques de l’Université de la ColombieBritannique ainsi qu’à un réseau de chercheurs de l’Université Laval, au Québec, et de Ressources naturelles Canada afin de mettre au point, de valider et de déployer des outils de biosurveillance fondés sur le génome. Ces outils viseront deux espèces : la spongieuse rose, qui se nourrit sur un éventail d’espèces d’arbres importantes sur le plan économique, et Phytophthora ramorum, qui s’attaque à des douzaines d’espèces de plantes et d’arbres, dont le chêne. Ces outils de détection de l’ADN cibleront des régions uniques du génome des ravageurs, améliorant ainsi la capacité de l’ACIA à repérer et à identifier ces deux espèces. Le projet se déroulera sur une période approximative de trois ans. Par la suite, les laboratoires de l’ACIA utiliseront les outils pour optimiser et compléter leurs procédures actuelles.

Les avantages de ces outils seront considérables. Le fait d’en apprendre davantage sur les sources d’infestation permettra de réduire les ressources consacrées à l’inspection et à la surveillance de même que les coûts des traitements. En empêchant l’introduction et l’établissement de ces ravageurs dès le départ, on évite les dépenses liées à la lutte antiparasitaire tout en gardant le Canada exempt de ces organismes nuisibles, un statut fort important pour préserver les marchés d’exportation. On estime que ces outils permettront d’économiser entre 374 et 625 millions de dollars sur une période de trois à cinq ans.