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Génomique de la résistance au stress abiotique des tournesols sauvages et cultivés

État: 
Actuel
Concours: 
Concours 2014 : Projets de recherche appliquée à grande échelle – La génomique pour nourrir l’avenir
Secteur: 
Agriculture et agroalimentaire
Centre(s) de génomique:
Genome British Columbia
Directeur or directrice de projet:
Loren H. Rieseberg (Université de la Colombie-Britannique), John M. Burke (University of Georgia)
GE3LS: 
Non
Année de lancement: 
2015-2016
Résumé: 

Il n’est pas facile d’être une plante. La sécheresse, les inondations, le sel et des nutriments peu abondants nuisent à la croissance des plantes et réduisent la productivité des cultures. Ces agents de stress environnementaux ont surtout beaucoup d’effet sur nos cultures domestiquées hautement adaptées alors que leurs parents à l’état sauvage ont développé des mécanismes qui les aident à surmonter ces difficultés. La compréhension de ces mécanismes permettra d’implanter des cultures dans des habitats auparavant inhospitaliers et malgré les conditions climatiques changeantes, ce qui contribuera à nourrir une population mondiale en croissance rapide. Les tournesols sont des sujets idéaux pour ce projet, car ils sont limités par les agents de stress environnementaux, mais ils ont des parents sauvages adaptés à divers environnements extrêmes.

Loren H. Rieseberg de l’Université de la Colombie-Britannique et John Burke de l’Université de Géorgie dirigent une équipe internationale qui examine les raisons pour lesquelles les plantes sauvages résistent mieux aux agents de stress environnementaux. L’équipe se concentre sur le tournesol, une culture d’une valeur de 20 milliards de dollars et le seul oléagineux inscrit sur la liste du Global Crop Diversity Trust des 25 cultures prioritaires pour la santé alimentaire parce qu’il pousse abondamment dans les pays en développement. L’équipe de projet déterminera et caractérisera entièrement le fondement génétique de la résistance au stress des tournesols et créera des ressources qui permettront aux partenaires des secteurs public et privé de sélectionner avec efficacité des cultivars à haut rendement qui résistent au stress. L’équipe élaborera également des modèles de prédiction des rendements probables des nouveaux cultivars dans différents sols et diverses conditions climatiques au Canada. Ils élaboreront en outre des stratégies pour surmonter les obstacles à la R-D causés par des traités internationaux sur l’utilisation des ressources génétiques végétales, ce qui assurera l’utilisation maximale du nouveau matériel végétal mis au point dans le cadre de ce projet pour les producteurs canadiens et d’ailleurs dans le monde.

L’augmentation de la production de tournesols, obtenue grâce aux nouveaux cultivars au Canada, devrait donner un rendement de quelque 12 millions de dollars US par année dans les cinq ans qui suivront la fin du projet et atteindre jusqu’à 230 millions de dollars US annuellement après dix ans. À l’échelle mondiale, les répercussions seront considérables, car aucun autre oléagineux ne peut maintenir des rendements stables dans un éventail de conditions environnementales aussi large, ce que les nouveaux cultivars de tournesol pourront faire selon les prévisions.