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La publication du génome du tournesol dans Nature accélérera les programmes mondiaux de recherche et de sélection

Lundi 22 mai 2017

Vancouver (C.-B.)

Les tournesols cultivés font partie des oléagineux les plus importants du monde et ils sont, à ce jour, les derniers dont le génome a été entièrement séquencé. Ce génome constitue une pierre angulaire des travaux à venir qui amélioreront la diversité génétique et utiliseront la résistance au stress du tournesol et sa capacité à pousser dans différents climats. À l’échelle mondiale, cette plante oléagineuse saine, dont la valeur se chiffre à 20 milliards de dollars, pourrait fort bien s’adapter aux changements climatiques parce qu’elle peut pousser et prospérer dans toutes sortes de conditions environnementales, y compris la sécheresse.

Seule grande culture domestiquée en Amérique du Nord, le tournesol qui rappelle le soleil et est une source d’inspiration pour les artistes et les photographes, est à la fois un symbole social et un sujet d’étude important pour les chercheurs. En biologie de l’évolution, le tournesol est depuis longtemps un modèle en recherche sur l’apparition de nouvelles espèces, et en phytologie, il est un modèle dans la compréhension du captage solaire et de la croissance végétale.  

Malgré ce grand intérêt, l’assemblage du génome du tournesol s’est avéré extrêmement difficile parce que 70 à 80 % du génome sont constitués de régions qui se répètent, complexité qui a confondu les protocoles d’assemblage de pointe pendant tout près d’une décennie. Le génome du tournesol est à peu près 10 % plus gros que le génome humain. La difficulté réside toutefois dans le fait que les duplications sont à la fois plus longues et plus jeunes (c’est-à-dire plus semblables les unes aux autres) que dans le génome humain.

La publication du génome du tournesol dans Nature suit deux investissements importants dans la génomique du tournesol, totalisant plus de 18 millions de dollars, de Génome British Columbia (Genome BC), de Génome Canada et d’autres bailleurs de fonds en 2009 et en 2015. « C’est l’un des génomes les plus complexes publiés à ce jour, dit Loren Rieseberg, Ph. D., professeur au département de botanique de l’Université de la Colombie-Britannique et l’un des auteurs principaux de l’article. Nous n’avons pas que séquencé le génome du tournesol, nous avons également dressé les cartes physiques et génétiques de sa structure, ce qui accroît la valeur du génome pour la recherche et la sélection. »

« Nous félicitons M. Rieseberg et toute l’équipe de cette réalisation, dit Catalina Lopez-Correa, Ph. D., conseillère scientifique en chef et vice-présidente à Genome BC. Notre investissement procurera des avantages importants aux chercheurs universitaires et sectoriels parce que ces données guideront le développement de souches possédant des caractères de résistance à des sources de stress comme la sécheresse et de faibles nutriments, ce qui permettra de les faire pousser dans des sols secs et dégradés. Ces caractères de résistance seront la clé de l’augmentation de la production alimentaire en présence de changements climatiques, en particulier dans les milieux difficiles comme ceux que l’on trouve en Afrique subsaharienne. »

L’article en entier est publié ici.