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L'innovation à foison

L'innovation à foison

Des chercheurs de l’Université de la Saskatchewan ont formé un partenariat avec Indigo Agriculture Inc. pour utiliser la science génomique dans un effort international pour produire des cultures bien adaptées aux conditions du XXIe siècle et répondre aux exigences nutritionnelles et industrielles grandissantes du monde.

Selon les prévisions de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la production alimentaire mondiale devra augmenter de 70 % avant 2050 pour nourrir une population mondiale en croissance. Cet objectif est compliqué par le fait que les cultures devront s’adapter aux conditions extrêmes des changements climatiques et à la disparition progressive des sources d’eau potable.

Assurer la sécurité alimentaire dans le monde malgré ces conditions est jugé comme un défi si difficile à relever qu’il vient au second rang des 17 objectifs du développement durable des Nations Unies, après l’élimination de la pauvreté. Des chercheurs ont relevé ce défi en déployant les outils de recherche issus de la génomique. Cet effort est comparable à la Révolution verte des années 1960 qui a utilisé les progrès de l’agronomie pour accroître de manière spectaculaire les rendements culturaux en Inde et d’autres pays en développement.

« Ce partenariat très fructueux témoigne d’une collaboration public-privé qui a fait ses preuves en recherche de solutions utiles pour les produits agricoles novateurs prêts à commercialiser. Nous espérons qu’il a ouvert la porte à d’autres possibilités de partenariats semblables qui profitent à la fois aux producteurs et à l’environnement. »

- Ray Riley, vice-président principal, Développement des produits, Indigo Agriculture 

Pour décrire la nécessité d’opérer une deuxième Révolution verte, le philanthrope Bill Gates a dit : « L’attaque à mener est claire : il nous faut mettre au point des cultures qui peuvent pousser pendant une sécheresse, survivre à une inondation, résister aux insectes ravageurs et aux maladies… il nous faut des rendements supérieurs sur les mêmes terres dans des conditions météorologiques plus difficiles ».

Le projet financé par Génome Canada et intitulé Enrichissement du microbiote végétal pour améliorer le rendement cultural et la résistance au stress s’appuie sur des découvertes en sciences génomiques des cultures des microbiologistes de l’Université de la Saskatchewan, Vladimir Vujanovic et Jim Germida, Ph. D. Ces derniers ont découvert dans les tissus végétaux un groupe de microbes symbiotiques qui peut considérablement accroître la germination des graines, le rendement et la résistance au stress causé par la séche-resse et la chaleur pour plus de 20 variétés de blé, l’orge, les légumineuses et le canola. La production annuelle de ces cultures se chiffre à plus de 15 milliards de dollars au Canada seulement.

La transformation et la commercialisation de ces travaux de recherche par Indigo aideront les agriculteurs en accélérant le développement de cultures qui seront en meilleure santé et donneront de meilleurs rendements. Le partenariat de l’Université de la Saskatchewan avec Indigo a déjà donné lieu à un éventuel traitement microbien pour les grandes cultures qui, si les évaluations sont concluantes, pourrait être commercialisé.

« La synergie créée par le partenariat a influencé la plateforme d’innovation d’Indigo et aidé l’entreprise à optimiser encore plus le potentiel des traitements microbiens, a dit Ray Riley, vice-président principal, Développement des produits, à Indigo. « Pendant ce partenariat, Indigo (auparavant Symbiota) a plus que doublé le nombre de ses employés et lancé ses premiers produits. »

Le projet de 24,4 millions de dollars (dont 16 millions de dollars par le truchement du PPAG), intitulé Enrichissement du microbiote végétal pour améliorer le rendement cultural et la résistance au stress, est une collaboration de Genome Prairie et d’autres et vise à améliorer de manière spectaculaire le rendement et la résistance au stress des cultures vivrières.

Août 2017