Vous êtes ici

Solutions issues des sciences sociales

Solutions issues des Sciences Sociales

Des spécialistes en sciences sociales devraient être mis à contribution dès le départ dans les nouveaux projets technologiques pour s’assurer que le contexte est propice à la réussite commerciale. C’est l’avis de M. Richard Gold qui parle en connaissance de cause. Il est professeur de droit à l’Université McGill et il fait partie d’une équipe de chercheurs d’avant-garde de partout au Canada qui étudie les aspects économiques, sociaux et culturels des découvertes scientifiques. Depuis les quatre dernières années, les chercheurs étudient les obstacles qui entravent l’entrée sur le marché de produits novateurs et ils évaluent d’autres politiques et pratiques possibles.

« Nous excellons en sciences au Canada, affirme M. Gold. Nous jouons dans la cour des grands, nous publions et nous créons des liens à l’échelle internationale, mais parfois, rien n’aboutit. » Il nous faut inverser le paradigme. « Nous faisons des travaux scientifiques en espérant que le reste arrange.

Solutions issues des Sciences Sociales
Un contexte favorable à la science est aussi important que la science elle-même.
Richard Gold, professeur de droit

Ce que nous devons faire, c’est nous assurer que le contexte est propice et laisser la science trouver sa place. » Le contexte de l’innovation est complexe. « Il y a de nombreux organismes de réglementation au pays, tant au niveau fédéral que provincial, et beaucoup d’organismes subventionnaires qui ont chacun un programme distinct. Il faut aussi prendre en compte tout le régime de propriété intellectuelle : le droit des brevets, celui des droits d’auteur, ainsi que la législation relative à la protection de la vie privée et à la protection des secrets commerciaux. Tout cela est plus ou moins coordonné. » Cette situation favorise une tendance à tout simplement à « n’en tenir aucun compte et à financer seulement la science ».

La recherche menée par M. Gold dans le cadre du projet VALGEN montre la meilleure façon pour le Canada de réglementer et de gérer la propriété intellectuelle. Elle révèle, par exemple, que nous ne pouvons pas simplement adopter les politiques d’autres pays; il faut des solutions propres au Canada pour créer un régime de propriété intellectuelle novateur. Les constatations de M. Gold constituent une source inestimable de faits probants sur laquelle les décideurs de l’État peuvent se fonder pour influencer positivement la politique publique et accroître ainsi la compétitivité du Canada sur la scène mondiale.

Selon M. Gold, le Canada doit mettre à profit ses points forts pour favoriser la réussite commerciale. La recherche agricole n’est qu’un exemple parmi d’autres. « Nous devons fixer des priorités. Nous ne pouvons pas exceller en tout. Il faut y réfléchir. Où résident nos avantages concurrentiels? Quelles mesures pourraient inciter les gens à investir? Qu’en est-il du grand public? En faisons-nous assez pour expliquer la science? »

Ce sont les spécialistes en sciences sociales qui peuvent répondre à ces questions.