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Grâce à de nouveaux projets en génomique, les secteurs des ressources naturelles et de l’environnement résisteront mieux aux changements climatiques

Jeudi 22 juillet 2021

Ottawa (Ontario)

Octroi d’un financement fédéral de plus de 24 millions de dollars pour renforcer la durabilité et la protection de l’environnement

Le Canada a été l’un des premiers à faire progresser la science de la génomique et il est maintenant un chef de file mondial dans le domaine, car il concrétise l’énorme potentiel qu’offre cette science d’améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens. Il est le moteur de l’innovation dans les domaines de la santé, de la foresterie, de l’agriculture, des pêches, des mines, de l’énergie et de l’environnement, renforçant ainsi la prospérité économique de notre pays.  

L’honorable François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, a annoncé aujourd’hui une aide fédérale de 24,4 millions de dollars, en plus d’un partenariat de Génome Canada et de Ressources naturelles Canada (RNCan) de 1,5 million de dollars, pour huit projets de recherche appliquée à grande échelle dans les secteurs canadiens des ressources naturelles et de l’environnement. Les projets annoncés mobiliseront la recherche et les technologies de la génomique pour assurer la conservation des ressources naturelles, la protection et la durabilité de l’environnement. En y ajoutant le cofinancement assuré par des collaborations avec les partenaires provinciaux et les autres partenaires fédéraux (dont RNCan), les universités, l’industrie et les partenaires internationaux, évalué à 35,4 millions de dollars, ces investissements totalisent près de 60 millions de dollars.

L’impact environnemental collectif de cet investissement est important. Ensemble, ces huit projets feront progresser la biodiversité et l’intendance responsable des ressources du Canada, mettront à profit la biosurveillance pour mesurer les changements dans les organismes vivants pour évaluer l’exposition potentielle à des dangers et appliquer la biorestauration pour identifier et éliminer les polluants de l’eau, du sol et d’autres environnements. Surtout, tous ces projets sont conçus pour étudier des aspects pertinents de la génomique dans la société et presque tous mobilisent de manière proactive des communautés autochtones et intègrent les systèmes de connaissances autochtones à leurs travaux.

L’annonce d’aujourd’hui comprend des travaux de recherche qui appuieront la conservation de la grande baleine la plus menacée du monde, la baleine noire de l’Atlantique Nord. Ce projet, dirigé par Timothy R. Frasier de la Saint Mary’s University et Philip K. Hamilton de la New England Aquarium, utilisera les données de la génomique pour améliorer les stratégies de conservation de cette espèce menacée d’extinction, dont il subsiste moins de 400 individus.

Un autre projet annoncé aujourd’hui permettra de mieux intervenir en cas de déversement d’hydrocarbures dans le Nord, et développera en concertation un programme durable de surveillance communautaire, basé sur la génomique qui allie les sciences humaines et les sciences naturelles au savoir traditionnel inuit, appelé « Inuit Qaujimajatuqangit ». Dirigé par Gary Stern et Eric Collins, tous deux de la University of Manitoba, cette recherche mettra à profit les technologies génomiques pour comprendre le sort du pétrole dans l’Arctique ainsi que les recherches sociales, politiques et économiques pour approfondir les connaissances sur l’atténuation naturelle contrôlée (ANC) en tant que stratégie de réponse rationnelle aux déversements d’hydrocarbures.  

Les nouveaux projets annoncés aujourd’hui comprennent aussi du financement pour la protection de la biodiversité par le suivi des impacts des changements climatiques mondiaux sur l’environnement. En normalisant les méthodes et en donnant accès à des ressources d’ADN environnemental (ADNe) afin de soutenir les études écologiques, ce projet aidera à accroître les normes de qualité environnementale et fera du Canada le chef de file international en matière d’adoption de normes, d’élaboration de politiques et de tests d’ADNe. Caren Helbing (University of Victoria), Valérie Langlois (Institut national de la recherche scientifique), Jérôme Dupras (Université du Québec en Outaouais) et Louis Bernatchez (Université Laval) dirigent ce projet.

Les collaborations comme celles qui sont annoncées aujourd’hui mobilisent le pouvoir de la génomique, de manière responsable et équitable, pour bâtir un Canada plus sûr, plus propre et plus durable à l’avenir.

Citations

« L’investissement d’aujourd’hui met en évidence deux des avantages concurrentiels que possède le Canada et qui joueront un rôle essentiel dans notre stratégie de croissance : les chercheurs talentueux et les ressources naturelles en grande abondance. Nous avons déjà investi 400 millions de dollars pour appuyer une Stratégie pancanadienne en matière de génomique afin de maintenir notre leadership mondial. Nous reconnaissons que la recherche et les technologies de la génomique peuvent mener à des percées qui auront des applications réelles, qu’il s’agisse de préserver notre environnement, d’en assurer la pérennité ou d’améliorer la santé et le bien-être de la population canadienne. »  
- L’honorable François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie

« Génome Canada est fier de collaborer avec RNCan et de contribuer à résoudre des enjeux canadiens en matière de ressources et de protection de notre environnement. Les vastes connaissances et l’innovation créées par la génomique peuvent renforcer notre résilience devant les changements climatiques, stimuler la durabilité de l’environnement et alimenter la croissance, la commercialisation et la compétitivité mondiale du Canada. Nous contribuons aujourd’hui à un avenir meilleur pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens. »
- Rob Annan, Ph. D., président et chef de la direction, Génome Canada

« Une meilleure résilience face à un climat en changement accroîtra notre compétitivité dans notre secteur des ressources naturelles. Les chercheurs de Ressources naturelles Canada collaboreront avec Génome Canada dans ces projets afin de promouvoir l’innovation et la gérance responsable des ressources qui assureront durablement notre prospérité. » 
- L’honorable Seamus O’Regan Jr., ministre des Ressources naturelles

Faits en bref

  • L’annonce d’aujourd’hui porte sur un financement fédéral de 24,4 millions de dollars octroyé par l’entremise d’ISDE et de 1,5 million de dollars par l’entremise de RNCan à des projets de recherche en génomique, auxquels s’ajoutent 33,9 millions de dollars en cofinancement d’autres partenaires provinciaux/fédéraux, des partenaires du monde des affaires et de la recherche partout au Canada. L’investissement annoncé aujourd’hui totalise quelque 59,8 millions de dollars.
  • Ce financement appuiera huit nouveaux projets relevant du Concours 2020 : Projets de recherche appliquée à grande échelle (PRAGE) : Les solutions génomiques pour les ressources naturelles et l’environnement de Génome Canada.
  • La recherche menée dans les PRAGE se fait selon une approche interdisciplinaire : des spécialistes de la génomique travaillent avec des spécialistes des sciences humaines, des biologistes de la conservation, des ingénieurs et des utilisateurs pour créer des livrables utiles, qui aideront à stimuler la durabilité, la croissance, la productivité, la commercialisation et la compétitivité mondiale.  
  • Les PRAGE doivent clairement démontrer la participation des utilisateurs à l’élaboration et à l’exécution du plan de recherche afin de s’assurer de l’adoption des résultats par le récepteur et de l’applicabilité de la recherche, ce qui crée une mobilisation qui oriente la recherche elle-même et tient compte des répercussions de la génomique dans la société.
  • On attend des équipes des PRAGE et/ou des utilisateurs de la recherche qu’ils intègrent des groupes sous-représentés, le cas échéant. Les groupes sous-représentés comprennent, sans toutefois s’y limiter, les femmes, les Autochtones, les membres des minorités visibles et les personnes handicapées. Les équipes sont également encouragées à intégrer de nouveaux chercheurs.  
  • Depuis 2000, Génome Canada a mobilisé des investissements fédéraux de 1,7 milliard de dollars qui ont mené à des investissements totaux de 4 milliards de dollars dans la R-D, dont 2,3 milliards de dollars sous forme de cofinancement. Génome Canada a en outre appuyé plus de 5000 stagiaires talentueux en recherche et fait naître plus de 80 nouvelles entreprises canadiennes.

Pour en savoir plus sur les huit projets annoncés aujourd’hui :

iTrackDNA : Génomique de précision non destructive pour le suivi des impacts environnementaux à l’ère du changement climatique mondial*
En partenariat avec Genome BC et Génome Québec

Le projet canadien de biogénome
En partenariat avec Genome BC et Genome Alberta

TRIA-FoR : Évaluation transformative des risques et résilience des forêts à l’aide d’outils génomiques pour l’épidémie de dendroctone du pin ponderosa*
En partenariat avec Genome Alberta et Ontario Genomics

Application de la génomique pour améliorer les systèmes de traitement de zones humides pour l’assainissement des eaux traitées dans les environnements nordiques*
En partenariat avec Genome Alberta et Génome Québec

GENICE II : Réimaginer l’atténuation naturelle surveillée comme stratégie d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures dans l’Arctique
En partenariat avec Genome Prairie

BIOSCAN–Canada
En partenariat avec Ontario Genomics

Optimisation d’une plateforme microbienne pour décomposer et valoriser les déchets plastiques
En partenariat avec Ontario Genomics

Génomique de la conservation de la baleine noire de l’Atlantique Nord menacée d’extinction
En partenariat avec Genome Atlantic

*Ces trois projets bénéficient du soutien de RNCan.

Liens connexes

Document d’information : Résultats du Concours 2020 : Projets de recherche appliquée à grande échelle : Les solutions génomiques pour les ressources naturelles et l’environnement

Aperçu du Concours 2020 : Projets de recherche appliquée à grande échelle : Les solutions génomiques pour les ressources naturelles et l’environnement

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